La colline des Baumettes

La colline des Baumettes à Nice
La colline des Baumettes est située à l’ouest du centre-ville de Nice, les pieds dans l’eau, et recèle un patrimoine méconnu. Du XVIe au XXe siècle, la colline est passée de la campagne à la ville et a vu s’accumuler sur ses pentes douces un échantillon rare et concentré de toute la richesse du patrimoine architectural niçois.

La colline des Baumettes se trouvait suffisamment éloignée de Nice quand toute la ville tenait dans l’actuel Vieux-Nice (c’est à dire des origines jusqu'au début du XIXe siècle) pour se faire longtemps discrète dans l’histoire locale. Son nom vient du niçois bauma, qui signifie grotte, agrémenté du suffixe eta, un diminutif. En français, le lieu s’appellerait donc les Petites Grottes. Encore faut-il préciser qu’au XVIIe siècle encore, on n’utilise que le singulier et que le quartier rural s’appelle la Baumette.

Avant le XVIIIe siècle, un seul élément marquant de l’histoire niçoise y prend place : un épisode fastueux du fameux congrès de 1538, un Roi (François Ier) et un Pape (Paul III) se rencontrent dans la plaine de la Baumette, selon le récit de l'historien Pierre Gioffredo.
Après ce moment de gloire, les Baumettes retombèrent dans leur tranquillité rurale, régulièrement troublée par le passage des armées lorsque le duc de Savoie et ses alliés Habsbourg, ou le roi de France, assaillaient la Provence ou Nice. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle, avec le tourisme balnéaire et hivernal, que le quartier des Baumettes allait réapparaître dans l’histoire et donner une belle part du patrimoine niçois.

Sur le rivage, on voit naître au XVIIIème siècle la villa de Lady Penelope Rivers (aujourd’hui Villa des Officiers de la Fondation Furtado-Heine). Au XIXème sècle, 3 Folies Belle-Epoque sont construites sur la colline : la villa Kotschoubey qui deviendra plus tard le musée des Beaux-Arts; le château de La Tour érigé par l’architecte Danski pour la famille Audiffret, puis transformé en édifice pseudo-médiéval par le comte Caravadossi d’Aspremont; et enfin le château des Ollières gothicisé par l’architecte russe Dettloff en 1880, sur commande du prince Lobanov-Rostovski, familier du tsar Alexandre II.
Retour vers la mer avec les années folles : style art-déco avec le "Gloria Mansions" (125 rue de France) de l’architecte Garabed Hovnanian et "Les Pervenches" (7 boulevard François Grosso), et style très classique pour le Centre Universitaire Méditerranéen. Ainsi, dans cet espace restreint se côtoient les témoignages de trois siècles d’histoire architecturale de Nice.
  
La colline des Baumettes et le quartier François Grosso font partie du Territoire n°2 "Collines Niçoises". Ils sont représentés par Serge Cajna au Conseil des Quartiers.
Conseiller général : Olivier Bettati
Député : Rudy Salles
 

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